Reportage photographique au Konak de Sarajevo [bs]

Grâce à l’aimable autorisation de la Présidence de Bosnie-Herzégovine, accordée dans le cadre d’un tournage réalisé au profit de France Télévisions, l’ambassade de France en Bosnie-Herzégovine vous propose son reportage photographique du Konak de Sarajevo.

Le Konak de Sarajevo fut, à partir de 1869, sous l’Empire ottoman, le palais du gouverneur, c’est-à-dire le siège du pouvoir exécutif. C’est le pacha Topal Şerif Osman qui le fit édifier.

Il s’agit du quatrième et dernier palais que l’Empire ottoman fit ainsi édifier à Sarajevo, à partir de 1462. Le terme turc (d’origine persane), sérail (sarāy), employé pour les trois premiers palais, donna son nom à l’actuelle capitale bosnienne. Pour ce dernier palais, c’est un autre terme turc, konak, qui a succédé à celui de sérail.

La Double monarchie austro-hongroise utilisa à son tour le Konak, comme siège du gouverneur (Landeschef) de Bosnie-Herzégovine, jusqu’en 1914. Il est particulièrement connu pour être le probable lieu de décès de l’archiduc François-Ferdinand et de son épouse morganatique Sophie. Même si les thèses des historiens divergent parfois sur ce point, il est généralement considéré que c’est dans ce palais qu’ils expirèrent, à la suite du tir de Gavrilo Princip sur le pont latin situé à proximité du palais. C’est également au Konak que furent exposées les dépouilles de François-Ferdinand et de Sophie.

Le Konak de Sarajevo relève aujourd’hui de la Présidence de Bosnie-Herzégovine, qui y recourt pour des manifestations officielles ou l’accueil d’hôtes de haut rang. Les ambassades de France et d’Autriche y ont par exemple également organisé des réceptions officielles, il y a quelques années (le bâtiment est toutefois partiellement dégradé depuis le siège de Sarajevo, en particulier sa verrière, qui nécessiterait une restauration).

Le reportage a été réalisé en accord avec les services compétents de l’Etat de Bosnie-Herzégovine ainsi qu’avec la Société européenne de production (Quentin Canette, pour Secrets d’Histoire), que nous remercions.

A titre indicatif, un site tchèque consacré à l’assassinat de l’archiduc peut utilement être consulté.

Dernière modification : 01/08/2014

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