Portrait de boursière 2018-2019 : Lejla, doctorante en Droit international [bs]

Lejla vit à Sarajevo depuis plusieurs années. Après avoir obtenu un master en droit international, c’est en France qu’elle a décidé de faire son doctorat. Écrite en anglais, sa thèse portera sur la parité entre les sexes dans le contexte international du droit du travail et du droit social.

JPEG - 48.6 ko
Portrait de boursière 2018-2019 : Lejla, doctorante en Droit international

Pourquoi avez-vous choisi la France ?

La France et moi avons une « histoire d’amour à longue distance » qui remonte à bien longtemps. C’est un pays où je me rends de temps en temps et que j’admire pour son incroyable héritage culturel, son histoire riche et son goût pour l’esthétique.

La France, quatrième destination pour les étudiants étrangers, est également un pays réputé pour la qualité de son éducation et son ouverture. Des étudiants ambitieux viennent de partout dans le monde pour profiter du potentiel incroyable qu’offre la France en matière de travail universitaire et de recherche. Intégrer une institution académique en France me donnera certainement les connaissances et les compétences dont j’ai besoin pour bâtir une carrière réussie au niveau régional et, espérons-le, à l’international !

Comment allez-vous vous débrouiller avec la langue française ?

Ce sera le moyen idéal d’améliorer mon niveau de langue et de vivre pleinement au sein de la culture française. Le français est l’une des langues officielles des Jeux olympiques, des Nations Unies, de l’Union européenne, des tribunaux européens, de la diplomatie et la langue de plusieurs œuvres renommées de la littérature classique. Je préfère la considérer comme sophistiquée, raffinée et délicate, plutôt qu’extrêmement difficile et compliquée...même si j’ai beaucoup de mal avec la grammaire et le vocabulaire !

Votre thèse portera sur la parité entre les sexes dans le contexte international du droit du travail et du droit social. Pourquoi ?

Ayant connu différentes formes d’inégalité et de discrimination fondée sur le genre dans ma vie professionnelle, je ressens le besoin et le devoir de contribuer à créer un climat professionnel plus juste et plus équitable et de garantir aux femmes et aux hommes l’égalité des chances, l’égalité de traitement et certains droits qui sont essentiels à la création d’une voie professionnelle. La participation au marché du travail, l’égalité salariale, les congés parentaux et les femmes occupant des postes de direction et d’encadrement ne sont que quelques-unes des questions que nous devons régler de manière adéquate.

Nous sommes généralement les plus ardents défenseurs des questions qui nous touchent personnellement, des problèmes qui impliquent un certain aspect de notre propre identité ou que nous trouvons particulièrement important pour notre bien-être. Le fait que je sois une femme qui lutte contre les inégalités et les injustices fondées sur le genre dans des domaines cruciaux, tels que l’éducation ou la carrière professionnelle, renforce mon intérêt et mon ambition de poursuivre un doctorat dans ce domaine. En tant que fervente défenderesse de l’égalité des chances et de la non-discrimination, je souhaite poursuivre un doctorat sur la parité entre les sexes dans le contexte international du droit du travail et du droit social. La possibilité de faire mon doctorat en anglais est un encouragement supplémentaire. Mon objectif est de travailler à la recherche de solutions, applicables aux pays d’Europe et au reste du monde, pour corriger les inégalités systématiques et structurelles entre les femmes et les hommes, principalement dans le secteur du travail. Je pense que les questions que je souhaite aborder dans mon projet de recherche font partie des préoccupations cruciales du monde contemporain et qu’une étude comme celle-ci est à la fois bienvenue et nécessaire.

Comment avez-vous entendu parler de la bourse du gouvernement français ?

C’est à l’Institut français de Sarajevo, où je prends des cours de français depuis quelques années, que j’ai appris l’existence de cette bourse. J’ai vu l’affiche dans les locaux et le personnel de l’Institut – qui m’a fortement encouragée à postuler – a eu la gentillesse de me donner toutes les explications nécessaires. Après avoir candidaté, ils ont également été présents tout au long d’un processus qui peut parfois s’avérer difficile et stressant pour les candidats. Ils ont été un soutien majeur et c’est quelque chose que j’apprécie sincèrement.

Que saviez-vous de la France avant d’obtenir la bourse ?

Pour moi, la France est un pays qui a connu de nombreux lauréats du prix Nobel (4ème au monde selon ce critère), le pays des philosophes Voltaire et Montesquieu, des écrivains de renom tels que Hugo, Balzac, Zola et Dumas ou des artistes tels que Cézanne et Renoir. Un pays composé d’institutions académiques régulièrement classées parmi les meilleures au monde et qui jouent un rôle important dans la recherche universitaire européenne et mondiale.

Quels seraient vos conseils pour les étudiants bosniens qui souhaiteraient étudier en France ?

Étant donné que je ne suis qu’au tout début de ce nouveau parcours et de cette nouvelle aventure, je ne suis pas sûre de pouvoir donner de bons conseils. Je suis certaine que les anciens boursiers le feront avec plaisir. Cependant, j’encourage tous ceux qui aspirent à un parcours universitaire à l’international et qui sont fascinés par la France et son riche patrimoine, sa culture et par sa réputation académique, à déposer leur candidature et à apprendre le français. Le seul échec est de ne pas essayer du tout. Et n’ayez pas peur de rêver grand !

Dernière modification : 02/05/2019

Haut de page