Portrait de boursière 2017/2018 : Samira, doctorat en énergies renouvelables [bs]

Diplômée de l’Université de Sarajevo, Samira a reçu une bourse pour travailler sur sa thèse en France, à l’Université Rennes 2

Samira vit à Sarajevo, et travaille en tant que manager des opérations pour une entreprise indienne installée en Bosnie-Herzégovine.

Diplômée d’un master de géographie, elle a décidé de faire un doctorat dans le domaine des énergies renouvelables. Pour cela, elle a reçu une bourse du gouvernement français, attribuée par l’ambassade de France à Sarajevo.

Samira, boursière 2017-2018 - JPEG

Pourquoi avoir choisi un doctorat sur les énergies renouvelables ?

Samira : J’ai déjà consacré ma licence et mon master à ce sujet, et je veux approfondir mes recherches. Je m’intéresse surtout aux opportunités des énergies renouvelables en Bosnie-Herzégovine : solaire, éolien, etc. La recherche dans ce domaine est encore peu développée ici. Je serai sans doute la première à écrire une thèse sur ce sujet !

Où irez-vous en France ?

JPEG - 188.6 ko
Rennes
Credit photo : Nicolas Vollmer

Samira : Je ferai mes recherches au laboratoire ESO (Espaces et sociétés), qui dépend de l’Université Rennes 2, dans l’Ouest de la France.

Comment avez-vous entendu parlé des bourses françaises ?

Samira : Par chance ! A la fin de l’année 2016, je cherchais des opportunités de doctorat sur Internet, et je suis tombée sur l’offre de bourses publiée sur le site de l’ambassade de France.

J’ai déposé ma candidature, alors qu’en général j’évite les offres de bourses en Bosnie-Herzégovine, qui ne sont pas assez transparentes. Je n’espérais même pas de réponse, mais en janvier 2017, j’ai reçu un e-mail m’annonçant ma sélection. J’avais du mal à y croire !

Connaissiez-vous déjà la France auparavant ?

Samira : Comme je suis géographe, je connaissais déjà certaines choses. Je savais surtout que la France est un pays pionnier dans les énergies renouvelables, et le plus avancé pour les énergies marines. Pour cette raison, je considère que la France représente une opportunité parfaite pour moi. J’aurais pu aller dans d’autres pays avec le programme Erasmus, mais ils n’avaient pas ce que je recherche !

Comment allez-vous vous débrouiller avec la langue française ?

Samira : Je n’ai encore jamais été en France et je ne parle pas français ! Je pourrai étudier et écrire ma thèse en anglais, mais je voudrais vraiment apprendre le français car j’aurai besoin de lire des livres et des publications dans cette langue. Cela va être difficile, mais j’espère que dans six mois, je pourrai maîtriser les bases. Le plus dur sera la prononciation !

Que souhaitez-vous faire après votre doctorat ?Eoliennes - JPEG

Samira : J’aimerais vraiment travailler en Bosnie-Herzégovine avec des entreprises qui développent les énergies renouvelables. Pour l’instant, il y en a très peu : je n’en ai trouvé que trois. Mais j’espère que ma thèse va contribuer à créer de nouvelles opportunités dans ce secteur.

Quels sont vos conseils pour les étudiants bosniens qui voudraient étudier en France ?

Samira : Je les encourage à se lancer ! Les études en France apportent plusieurs avantages :

Elles sont de meilleure qualité, avec des diplômes reconnus dans toute l’Europe. La France permet aussi une meilleure spécialisation. Par exemple dans mon domaine, en Bosnie-Herzégovine on ne peut étudier que la géographie dans son ensemble. En France, on peut choisir la climatologie, l’hydrologie, la météorologie, etc.

Les études en France sont plus transparentes et égalitaires. Les tarifs sont les mêmes pour les étudiants français et étrangers. Les études y sont aussi moins chères ! En France, une année de doctorat coûte seulement 700 € de frais de scolarité.

Dernière modification : 13/10/2017

Haut de page