Portrait de boursier 2018/2019 : Mario et l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin [bs]

Mario, 22 ans, est originaire de Mostar, où il a été élève de la section bilingue francophone du Gimnazija. Actuellement en troisième année d’étude en agriculture à l’Université de Mostar, il a décidé de poursuivre ses études avec un master en œnologie à Bordeaux, la capitale du vin.

Mario Čule

Vous allez étudier l’œnologie. Comment avez-vous connu ce domaine ?

Lorsque j’étais enfant, j’avais l’habitude de passer du temps dans ma maison de campagne. Encore aujourd’hui, j’adore y retourner et profiter pour y faire un peu de jardinage. Mon père possédait un vignoble et m’a transmis le goût de l’agriculture. Mon rêve est devenu réalité lorsque j’ai reçu une réponse positive de l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin de Bordeaux – la « capitale du vin » – où je pourrai faire un master en œnologie.

Pourquoi avez-vous choisi la France pour votre master ?

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Une vigne
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Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous entendez parler de la France ? Le vin. Mon projet de pouvoir, un jour, étudier l’œnologie en France n’était qu’une suite logique.
J’ai appris le français au lycée, j’ai réalisé des projets et j’ai participé à des échanges universitaires en France. J’étais très impliqué et ces activités m’ont permis de mieux comprendre la culture française et pourquoi c’était une bonne chose, pour moi, d’étudier en France.

Comment avez-vous entendu parler de la bourse du gouvernement français ?

En tant qu’étudiant de la section bilingue francophone de Mostar, de nombreuses opportunités nous ont été offertes et présentées. L’une d’elles était une bourse d’étude qui correspondait parfaitement à mes projets. Plusieurs personnes m’ont donc encouragé à postuler.

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Place de la Bourse - Bordeaux
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La France n’avait donc aucun secret pour vous avant d’obtenir cette bourse ?

La langue, la culture et la cuisine françaises m’étaient déjà familières. Il me reste cependant plein de choses à découvrir ! Ce sera la première fois que je vis seul à l’étranger et il sera intéressant de pouvoir m’intégrer à la société française.

Quels seraient vos conseils pour les étudiants bosniens qui voudraient étudier en France ?

Je peux seulement dire à ma génération d’étudiants que je regrette d’avoir manqué d’autres occasions du genre. Mais tout ce que j’ai réalisé jusqu’à présent m’a permis de me construire en tant que personne et je ressors enrichi de mes bonnes et de mes mauvaises expériences. Pour conclure, cette bourse représente un « certificat » de tout ce que j’ai fait jusqu’à présent. Elle me donne également l’occasion de prendre un nouveau départ et une nouvelle direction dans ma vie. N’ayez pas peur de rêver grand car vous valez bien plus que vous ne pensez !

Le restaurant Romanca, qui appartient à votre père, organise l’événement « Goût de France/Good France » à Mostar depuis 2 ans. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

« Goût de France » a été une nouvelle occasion, pour moi, de coopérer avec une institution française. Grâce à cet événement, les invités ont pu découvrir la cuisine française et ont eu l’occasion de déguster quelque chose de nouveau. L’Ambassadeur de France et le personnel de son ambassade ont pu apprendre à connaître Mostar et les vins d’Herzégovine, permettant ainsi de mettre en lumière cette région.

Dernière modification : 09/07/2018

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