Portrait de boursier 2017/2018 : Lejla et l’IESEG [bs]

Lejla est journaliste. Grâce à la bourse du gouvernement français, elle va partir étudier les négociations internationales à Paris.

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Portrait de boursier 2017/2018 : Lejla et l’IESEG

Peux-tu te présenter ?

Mon nom est Lejla Mazlić. Je suis originaire de Tuzla mais je vis et travaille à Sarajevo depuis presque 10 ans. Je travaille dans le secteur non gouvernemental international, d’abord au sein d’ONG mais depuis six ans je travaille pour une compagnie de médias internationale, Al Jazeera Balkans, en tant que productrice d’interview.

Quel est ton domaine d’étude et pourquoi avoir choisi ce domaine ?

J’ai fait quatre ans d’études de Journalisme. Je me suis spécialisée en Relations publiques car j’ai toujours eu un intérêt pour les médias et les entreprises de communications. Néanmoins, je commence maintenant un master en Business International depuis que j’ai réalisé, en travaillant pour une immense entreprise internationale comme Al Jazeera, que je voulais et pouvais contribuer davantage en m’orientant dans cette nouvelle voie.

Les Négociations en Business international offrent des compétences applicables dans tous les domaines. Mon Master comprend trois sessions de formations englobant les secteurs gouvernementaux, non gouvernementaux et corporatifs. Je suis plus particulièrement intéressée par ce dernier secteur. En effet, il ouvre plus de possibilité pour rapprocher la Bosnie-Herzégovine et les entreprises de mon pays du business international et de mieux s’insérer dans les tendances entrepreneuriales mondiales.

Peux-tu présenter ton master ?

Le master au sein duquel j’ai été acceptée est dans une école privée – IESEG School of Managment à Paris- et le programme est un master en sciences des négociations commerciales internationales. L’IESEG a été classé 17th par le Times Finance l’année dernière dans sa liste des meilleurs masters en management du monde.

Mon futur master est un master à temps plein d’un an, composé de neuf mois de cours académiques puis de trois mois de stage ou de réalisation d’un projet de conseil international. Après ce master, quand j’aurais gagné la connaissance et une image claire de la pratique de ces négociations commerciales internationales, j’ai décidé d’effectuer mon stage ou mon projet auprès d’Al Jazeera Balkans and de coopérer avec mes collègues internationaux du réseau pour voir de quelle manière je pourrais y contribuer depuis la Bosnie-Herzégovine.

Comment as-tu entendu parler de la bourse du gouvernement français ?

Je suis la page Facebook de l’Ambassade de France depuis des années déjà, et c’est là que j’ai vu la nouvelle en décembre ou janvier. Je n’avais jamais eu l’opportunité de faire mes études de master car j’ai trouvé un travail juste avant avoir obtenu mon bachelor, et ayant à l’esprit le fort taux de chômage en Bosnie-Herzégovine, je ne voulais pas quitter mon travail et risquer de le perdre. Cependant, 10 années sont passées et après ces 10 années d’expériences professionnelles et la réputation que j’ai réussi à construire, c’était le moment de retourner à l’école pour faire mes études de master. Ça a été d’une grande aide bien entendu d’avoir le soutien total de mon employeur pour me lancer dans cette nouvelle expérience. J’ai toujours voulu étudier à l’étranger, et la France et l’un des meilleurs pays en termes de qualité de l’enseignement supérieur, et tout particulièrement dans le domaine du business international.

Que connaissais-tu de la France avant d’obtenir la bourse d’étude ?

Je savais beaucoup de choses sur la France avant même de candidater à la bourse d’étude car j’ai étudié le français à l’école primaire quand j’étais réfugiée. J’avais 9 ans et ça a été mon premier contact avec « l’univers français ». Et je suis instantanée tombée amoureuse de la langue française, de sa culture et des principes « liberté, égalité, fraternité », car j’avais à l’esprit les horreurs qui avaient lieu dans les pays d’ex Yougoslavie et leurs populations.

Lorsque j’étais petite il y avait aussi ce film français, ou cette série de films français appelé « le Gendarme de Saint-Tropez » que j’adorais regarder, c’était tellement drôle. Ça a été également pour moi un moyen de connaitre le français, mais aussi le cinéma français. Plus tard, lorsque j’ai été au lycée, j’ai commencé à être intéressée par la philosophie et j’ai découvert toute la diversité des philosophes, des écrivains et des poètes francophones, qui ont admirablement contribué au monde et à l’humanité, au travers de leurs pensées et de leurs mots.

Quand je serais en France, j’espère avoir l’occasion de visiter d’autres villes que Paris. J’adorerais aller à Disneyland Paris bien entendu, mais j’aimerais aussi visiter le Mont-Saint-Michel, une abbaye grandiose posée sur une petite île, et qui fait le rêve des peintres et photographes !

Une dernière question : As-tu des conseils pour les étudiants de Bosnie-Herzégovine qui souhaiteraient étudier en France ?

Assurément ! En effet, je connaissais vraiment beaucoup de choses à propos de la France et j’étais fascinée par sa culture ... mais le système éducatif a connu quelques changements ces dernières années .... donc je recommanderais chaleureusement à chaque étudiants de rassembler en premier lieu les informations relatives à quel types d’étudiants ils sont.

Par exemple, cela fait plus de deux ans que j’ai quitté le système éducatif et par conséquent je n’étais plus éligible pour la plupart des Master 2 d’universités publiques car ils ne proposent pas de « formations continues » pour les étudiants.

Cela sonne un peu compliqué au départ, mais ce n’est pas de la physique quantique – une fois que tu as récupéré toutes les infos :)

Dernière modification : 07/08/2017

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