Portrait de boursier 2016/2017 : Selma, Ecole Normale Supérieure [bs]

Selma fait partie des étudiants qui ont obtenu une bourse du gouvernement français pour la rentrée 2016/2017. Découvrez son parcours.

Selma vient de terminer son Bachelor de physique à l’Université de Sarajevo.
Elle a été admise pour un Master 2 « Physique de la matière condensée » à l’Ecole Normale Supérieure, à Paris et sera soutenue dans son projet par une bourse du gouvernement français.

Selma, boursière 2016-2017 - PNG

Vous allez bientôt étudier la physique à Paris, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de vous spécialiser dans ce domaine ?

Selma : Depuis que j’ai 11 ans, j’aime beaucoup les sciences et la physique en particulier. C’est à cet âge que j’ai découvert une encyclopédie qui traitait de la physique et de son application dans d’autres sciences et dans la technologie. Suite à cette découverte, je me suis dirigée vers le monde des sciences. J’ai aussi toujours gardé un lien avec la physique durant ma scolarité, notamment à travers des activités extra-scolaires.

J’ai choisi d’étudier la physique à l’Université de Sarajevo, même si ce n’est pas un domaine très populaire en Bosnie-Herzégovine.

J’avais un peu peur au début mais je suis très contente d’avoir fait ce choix. J’ai beaucoup appris dans différents domaines. Ce qui me fascine le plus avec la physique, c’est son application sur des problèmes concrets comme la forme des bulles de savon entre deux anneaux, ou la formation d’arc-en-ciels. Bulle de savon - PNG

J’ai choisi d’étudier la théorie des matières condensées, un domaine qui combine des connaissances de la mécanique quantique, de la physique statique, ainsi que de nombreux domaines de la physique classique. C’est un domaine de recherche très intéressant où les opportunités de découvrir de nouvelles choses sont nombreuses.

Vous allez donc étudier la physique en France. Est-ce qu’il y a des physiciens ou des scientifiques français que vous admirez particulièrement ?

Selma : La France a une histoire très riche dans le domaine des sciences, notamment en mathématiques et en physique. De nombreux mathématiciens et physiciens célèbres, de nombreux prix Nobel ont étudié et travaillé en France : Descartes, Cauchy, Fourier, ou encore Laplace.

Je citerai aussi Sadi Carnot dans le domaine de la thermodynamique, Coulomb et Ampère dans l’électromagnétisme, Becquerel, Pierre et Marie Curie dans le domaine de la radioactivité, et bien sûr, Louis De Broglie et ses travaux sur la matière et le dualisme onde-corpuscule, un des piliers de la mécanique quantique.

Avez-vous déjà eu des échos de l’école où vous allez étudier, l’ENS ?

Selma : Oui, c’est une école très reconnue où je pourrais rencontrer des physiciens de très bon niveau. Je sais aussi que leurs équipements sont de très bonne qualité. Etre admise dans cette école c’est vraiment l’opportunité pour moi de faire de la recherche de très haut niveau et dans les meilleures conditions.

Et avant de déposer une candidature pour l’ENS, aviez-vous déjà des connaissances sur la France ou appris le français ?

Selma : Je n’ai jamais eu auparavant de réel contact avec la France ni avec la langue française. Mais j’ai commencé à prendre des cours de français à l’Institut français de Bosnie-Herzégovine. Je suis d’ailleurs un cours intensif cet été. J’aime cette langue, et les cours sont très intéressants. Ce n’est pas trop difficile, à part peut-être la prononciation.

J’ai appris à l’école l’histoire de France, et j’apprends la culture à travers les films et la musique française.

Que souhaiteriez-vous faire à la suite de vos études ?

Selma : J’aimerais poursuivre mes études en doctorat. Mais d’abord, j’aimerais acquérir des compétences pratiques et de l’expérience professionnelle, en faisant un stage par exemple.

La physique permet de travailler dans de nombreux domaines, je me laisse encore le temps de réfléchir.

Est-ce qu’il y a un emploi en particulier qui vous fait rêver ?

Selma : Mon rêve serait de découvrir quelque chose, de travailler sur un phénomène intéressant. Les nanotechnologies m’intéressent plus particulièrement. Tout est basé sur la découverte de méthodes et de matériaux nouveaux pour mieux utiliser nos ressources.

Comment avez-vous eu connaissance des bourses du gouvernement français pour les étudiants bosniens ?

Selma : Je suis allée au salon des bourses organisé par l’Université de Sarajevo chaque année en octobre. Cela permet aux étudiants de rencontrer les représentants de pays qui proposent des bourses. Le stand de la France était le dernier et c’est là où j’ai rencontré Željka, la représentante de Campus France à Sarajevo. On a eu une longue conversation et elle m’a beaucoup aidée à trouver les Masters enseignés en anglais qui pourraient m’intéresser. Je la remercie chaleureusement.

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Quel conseil donneriez-vous à de futurs étudiants ?

Selma : Les étudiants bosniens pensent assez peu souvent à la France pour poursuivre leurs études. Dans mon cas, les opportunités de Masters enseignés en anglais étaient plus intéressantes en France qu’ailleurs. Si je me souviens bien, il existe en France autour de 1200 programmes d’études en anglais dans des domaines différents, ce serait dommage de passer à côté de cette possibilité.
J’ai par ailleurs apprécié la rapidité des services de l’ENS mais aussi de l’Ambassade pour la gestion de mon dossier. Tout s’est fait très vite et très efficacement.
Plus généralement, mon conseil serait de travailler dur, d’être curieux et de ne pas avoir peur de poser des questions.

Je rajouterais même qu’il ne faut pas non plus avoir peur d’essayer. Je ne pensais vraiment pas être admise à l’ENS mais j’ai tout de même postulé et je vais y commencer mes études en septembre prochain !

Bourses étudiantes 2016-2017 - JPEG

Dernière modification : 01/09/2016

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