Portrait de Boursière 2020/2021 : Naida de Sarajevo [bs]

Naida est professeure agrégée à la Faculté de génie civil de l’Université de Sarajevo. Grâce à une bourse accordée par le gouvernement français, Naida a pu effectuer un séjour de recherche dans son domaine à l’Université de technologie de Compiègne.

PNG

  • Pouvez-vous présenter ?

Je m’appelle Naida Ademović et je suis née à Sarajevo. J’ai suivi une partie de l’école primaire à Sarajevo et l’autre au Caire (Égypte). Je me suis inscrite au Prva Gimnazija Sarajevo (Premier lycée de Sarajevo), et j’ai obtenu mon diplôme de Community School d’Addis-Abeba (Éthiopie). De retour en Bosnie-Herzégovine, je me suis inscrite à la faculté de génie civil de Sarajevo, où j’ai obtenu mon diplôme.

Par la suite, j’ai obtenu plusieurs bourses DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst) et de la Commission européenne, qui m’ont permis d’obtenir un master en sciences techniques de l’Université Rühr de Bochum (Allemagne), un master avancé en analyse structurelle des monuments et des constructions historiques (Advanced Masters in Structural Analysis of Monuments and Historical Constructions) et d’effectuer de la recherche doctorale à l’Institut ILEK (Institute for Lightweight Structures and Conceptual Design), de l’Université de Stuttgart (Allemagne).

Enfin, j’ai obtenu mon doctorat dans le domaine du génie sismique et des structures de maçonnerie en 2012 à la Faculté de génie civil de l’Université de Sarajevo où je suis actuellement professeure agrégée.

Grâce à une bourse du gouvernement français, j’ai pu effectuer un séjour de recherche aux côtés du Professeur Ibrahimbegović de l’Université de Technologie Compiègne / Sorbonne Université.

  • Pouvez-vous présenter votre doctorat ?

Les bâtiments en maçonnerie sont les bâtiments les plus répandus dans le monde. La détérioration de ces objets est due à diverses actions atmosphériques et mécaniques inévitables. La nécessité de prolonger la durée de vie des bâtiments existants a considérablement accru la nécessité de les réparer, de les réhabiliter et de les renforcer. Cela est particulièrement vrai dans les pays développés en raison de l’existence de nombreux bâtiments construits il y a plus de cent ans. La plupart des structures de maçonnerie construites après les années 1950 ne prenaient pas en compte des problèmes de durabilité.

  • Pourquoi avoir choisi ce domaine d’étude ?

C’est la continuation de mes nombreuses années de travail et de recherche dans ce domaine. C’est en ce moment un sujet très actuel car il est nécessaire de connaître l’état réel d’une structure et sa résistance aux diverses influences. Compte tenu du grand nombre d’installations existantes, leur durabilité et leur viabilité sont extrêmement importantes. Afin de connaître la réponse réelle d’une structure à diverses actions (tremblement de terre, vent, etc.), il est nécessaire de connaître ses caractéristiques réelles. La question de la durabilité et de la viabilité a été soulevée au cours des dernières décennies pour les bâtiments constitués de différents matériaux.

  • Pourquoi avoir choisi de faire vos recherches en France ?

Comme je suis, avec le Professeur docteur scientifique Adnan Ibrahimbegović, professeur à l’UTC (Université de technologie de Compiègne), co-auteur du livre Dynamique non linéaire des structures sous charges transitoires extrêmes (Nonlinear Dynamics of Structures Under Extreme Transient Loads), et étant donné que nous collaborons en continuité, c’était une suite logique de continuer à échanger des connaissances scientifiques et de résoudre des problèmes potentiels dans ce domaine de recherche.

  • Comment avez-vous entendu parler de la bourse du gouvernement français ?

J’ai entendu parler de la bourse du gouvernement français grâce aux informations que le service compétent de l’Université de Sarajevo a envoyé à la Faculté de génie civil de Sarajevo.

  • Que connaissiez-vous de la France avant d’obtenir la bourse du gouvernement français ?

Je suis déjà allée plusieurs fois en République française. C’est un pays avec une histoire et une tradition riches. Quand on parle d’enseignement supérieur, on sait que l’Université de la Sorbonne date de 1150. La France est connue pour son excellente gastronomie, son fromage et son vin, son industrie de mode, un grand nombre de sites touristiques à Paris, le Louvre, le musée d’Orsay, l’Arc de Triomphe, la Tour Eiffel et bien d’autres. Les magnifiques champs de lavande en Provence sont particulièrement charmants.

  • Est-ce que vous aviez déjà des connaissances en français avant votre séjour en France ?

J’ai appris le français quand j’habitais en Éthiopie.

  • Est-ce qu’il y a des personnalités françaises que vous admirez ?

Louis Pasteur, Alexandre Gustave Eiffel, Jean-Baptiste Biot, Pierre Charles L’Enfant.

  • Que retenez-vous de votre expérience française ?

Cette expérience est importante pour moi afin de déterminer les paramètres liés à la durabilité des structures et les opportunités pour continuer à me former dans ce domaine. Je me souviendrai de mon séjour à Compiègne pour sa belle ville, ses merveilleux habitants et ses sites culturels.

  • Dernière question : Avez-vous des conseils à donner aux étudiants, enseignants chercheurs de Bosnie-Herzégovine qui souhaiteraient étudier, faire leurs recherches en France ?

Je recommande vivement à tous les étudiants et au personnel enseignant de postuler pour la bourse d’études qui leur convient le mieux. Les raisons sont multiples : un excellent système éducatif, des instituts de recherche scientifique de haut niveau, des échanges d’expériences, une découverte de nouvelles cultures. Vous allez certainement vous enrichir d’une nouvelle expérience.


Vous êtes intéressés, vous aussi, par les bourses du gouvernement français ?

Posez vos questions aux représentants de Campus France : campusfrancesarajevo@campusfrance.org ; +387 33 586 230

Dernière modification : 22/03/2021

Haut de page